Depuis un an, un an et demi, se multiplient
dans les medias reportages et micro-trottoirs où l´on
demande, généralement à des jeunes, d´exprimer
leur point de vue sur la musique sur Internet. La question du paiement
revient souvent, en somme la musique doit-elle,ou
non, être payante sur Internet?
Beaucoup, tout au moins pour ceux qui ont
déjà réfléchi à la question parce qu´ils
utilisent des logiciels comme le MP3, avouent se livrer, occasionnellement,
au piratage de la musique sur Internet ; le plus souvent pour un titre
en particulier, plus rarement pour des albums entiers. Impossible alors
d'éviter la question de la légalité voire de la moralité
de cet acte. S´ensuit dès lors un débat interminable
sur la question. Aussi, parce que ce sujet, justement, a vocation
à dépasser le simple cadre de la musique sur Internet,
pour pousser à s´interroger sur l´Internet dans sa globalité,
elle déchaîne les passions et pousse les parties (utilisateurs
du MP3, artistes, maisons de disques) dans leurs derniers retranchements.
Ce qui a pour effet des affirmations et déclarations qui n´acceptent
pas la nuance comme cette phrase sans concessions de
Pascal Nègre, PDG d´Universal Music Group, au cours
d´une interview : « La musique
sur Internet sera payante ou ne sera pas ».
Cette position est celle de l´industrie discographique
internationale en général mais n´est pas celle de la
majorité des internautes-mélomanes. Quant à celle
des artistes, elle ne répond à aucune logique d´ensemble.
Ce sont ces prises de positions que nous étudierons à travers
le contentieux autour de la musique en ligne. Néanmoins nous aurons,
dans un premier temps, défini les enjeux que représentent
la musique en ligne. Et nous finirons en nous interrogeant sur l´avenir
de la musique en ligne, en étudiant notamment les mesures prises
par chacun des acteurs et les défis à relever par l´industrie
du disque